Méthode

Ce qu'on vous demandera avant de commencer

Le premier facteur de retard sur un projet de site n'est pas technique : c'est un dossier qui attend une photo. Voici donc la liste, dans l'ordre, de ce qu'on vous demandera — et surtout celle de ce que vous n'avez pas à préparer.

1. Ce que vous n'avez pas à écrire

Commençons par là, parce que c'est ce qui bloque le plus de projets.

Vous n'avez pas à rédiger les textes. La rédaction est comprise dans le forfait de base. Vous racontez votre métier pendant trente minutes, nous écrivons, vous corrigez. C'est plus rapide et c'est meilleur que la page blanche.

C'est aussi la vraie différence avec un constructeur en ligne. Le gabarit est joli, les blocs se déplacent bien — et puis il faut écrire « Qui sommes-nous », et le projet s'arrête là pendant six mois. Le problème n'a jamais été l'outil.

Vous n'avez pas à choisir une police, une palette ou une mise en page. C'est notre travail, et vous validez une maquette plutôt qu'un brief.

Vous n'avez pas à comprendre l'hébergement, le certificat ou le RGPD. Le nom de domaine, l'hébergement pour la première année, les mentions légales et la politique de confidentialité sont dans le forfait.

2. Les trois choses qui comptent vraiment

Nos conditions générales listent trois catégories d'éléments attendus : les informations sur l'activité, les images, les accès. Elles ne sont pas là par formalisme — ce sont exactement les trois choses qu'on ne peut pas produire à votre place.

Les informations sur l'activité

Pas un document. Des faits :

  • Ce que vous faites, et pour qui.
  • Vos horaires, votre adresse, votre téléphone, votre email.
  • Votre zone d'intervention, si vous vous déplacez.
  • Vos prestations principales, même en vrac, même mal formulées.
  • Un numéro de TVA et une forme juridique, pour les mentions légales.

Une liste à puces envoyée par email suffit. Nous en ferons des phrases.

Les images

C'est le poste qui coince le plus souvent. Il faut :

  • Votre logo, dans la meilleure définition que vous ayez. Un fichier vectoriel si vous l'avez ; à défaut, le plus grand PNG que vous trouviez.
  • Des photos de votre travail, de votre lieu ou de vos produits. Prises au téléphone, elles font l'affaire si la lumière est correcte.
Une photo de votre atelier prise au téléphone vaut mieux que la plus belle image de banque d'images. Les visiteurs reconnaissent la différence, même sans savoir la nommer.

Si vous n'avez rien, dites-le au cadrage. On construit autour, ou on décale d'une semaine le temps de prendre des photos — mais on ne le découvre pas au troisième jour.

Les accès

C'est la partie ingrate, et celle qui prend le plus de jours calendaires quand elle est mal préparée.

  • Si vous avez déjà un nom de domaine : chez qui il est acheté, et l'accès au compte. C'est souvent là que le projet s'enlise — un domaine pris il y a six ans, un prestataire injoignable, un mot de passe perdu. Commencez par ça.
  • Si vous avez déjà un site : dites-le. Les contenus qui valent la peine se reprennent, et les redirections se posent pour ne pas perdre le référencement déjà acquis.
  • Si vous avez une fiche Google : l'accès, ou au moins l'adresse email qui l'a créée.

3. Dans quel ordre s'y prendre

Si vous ne deviez faire qu'une chose avant le premier appel, faites la troisième : retrouvez qui détient votre nom de domaine. C'est le seul élément dont la récupération dépend d'un tiers, donc le seul qui puisse ajouter des jours d'attente que personne ne maîtrise.

Le reste peut se rassembler pendant le cadrage. Les informations tiennent dans un email, les photos dans un dossier partagé.

4. Ce que ça change pour vous

Le délai annoncé — trois à cinq jours ouvrés — court à partir du moment où l'acompte et ces éléments sont là. Une demi-journée passée à les réunir avant de signer, c'est trois semaines gagnées sur le calendrier réel. C'est le seul levier qui agisse vraiment, et il est entièrement de votre côté.

Le détail des délais est dans cet article. Pour la question de savoir à qui appartient tout ça une fois le site en ligne, c'est par ici.

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