« Vous le faites en combien de temps ? » C'est la deuxième question de tous les premiers appels, juste après le prix. La réponse honnête tient en une phrase et une nuance : trois à cinq jours ouvrés pour un site vitrine, à condition que le compteur ait vraiment démarré.
1. Les quatre étapes, et ce qu'elles coûtent en temps
Un site vitrine se construit en quatre temps, et ils ne pèsent pas du tout le même poids.
Le cadrage dure trente minutes. Un appel, pas un questionnaire : ce que vous faites, à qui vous vous adressez, ce qu'un visiteur doit comprendre en dix secondes. C'est court, mais c'est l'étape qui détermine tout le reste.
La maquette arrive le lendemain. Vous la validez par écrit, ou vous demandez à voir autre chose. Les allers-retours prévus au devis sont compris : changer d'avis à cette étape ne déclenche pas de facture.
L'intégration — la construction réelle du site — occupe le gros des jours annoncés. C'est la partie qu'on imagine longue, et c'est justement celle qui s'est le plus raccourcie.
La mise en ligne prend quelques heures : domaine, hébergement, certificat, vérifications sur téléphone et sur ordinateur. Vous recevez les accès complets et une heure de prise en main.
2. Le compteur ne démarre pas à la signature
C'est le point qu'on explique à chaque projet, parce qu'il est contre-intuitif. Nos conditions générales le disent noir sur blanc : le délai court à partir de la réception de l'acompte et des éléments attendus de votre part — informations sur l'activité, images, accès. Toute attente d'élément suspend le délai.
Ce n'est pas une clause de confort. C'est la description de ce qui se passe réellement.
Sur les projets qui dépassent le délai annoncé, le retard vient presque toujours d'un dossier qui attend une photo, pas d'un développeur qui code trop lentement.
Un projet signé un lundi, avec les éléments fournis le lundi, est en ligne le vendredi. Le même projet, signé le lundi, avec les photos qui arrivent trois semaines plus tard, sera en ligne trois semaines et quatre jours plus tard. Le travail aura pris le même temps.
3. Ce qui rallonge vraiment, et ce qui ne rallonge pas
Trois choses allongent réellement un calendrier.
- Les contenus qui n'existent pas encore. Des photos à faire prendre, un logo à retrouver, une liste de prestations que personne n'a jamais écrite.
- Les accès introuvables. Un nom de domaine acheté il y a six ans chez un prestataire injoignable, un compte dont plus personne n'a le mot de passe. Ça se résout, mais ça prend des jours d'attente administrative.
- Les décisions à plusieurs. Quand la validation dépend d'un associé en vacances, le calendrier suit les vacances.
Trois choses, en revanche, n'allongent presque rien.
- Le nombre de pages. Passer d'une à cinq pages ne multiplie pas le délai par cinq. La structure et le design sont faits une fois.
- Changer d'avis sur la maquette. C'est prévu, c'est compris, et c'est même souhaitable de le faire tôt.
- Les corrections après mise en ligne. Elles se traitent au fil de l'eau.
4. Pourquoi nous n'annonçons pas « 24 heures »
On voit passer des promesses à un jour, parfois à quelques heures. Techniquement, produire un site en une journée est faisable. Ce qui n'est pas faisable en une journée, c'est de le produire et de le relire.
Un site part chez nous après avoir été testé à la main : le formulaire rempli pour de vrai, la page ouverte sur un vrai téléphone, la navigation essayée au clavier. Ce temps-là n'est pas compressible, et c'est lui qui sépare un site livré d'un site qui fonctionne.
Nous ne prenons pas non plus dix projets en parallèle. Un délai court n'a de valeur que si le temps de relecture reste intact.
5. Ce que ça change pour vous
Si votre échéance est serrée — une ouverture, un salon, une saison qui commence — le levier n'est pas de nous demander d'aller plus vite. Il est de rassembler vos éléments avant de signer. Une demi-journée passée à réunir vos photos, vos horaires et vos accès vaut plus, sur le calendrier, que n'importe quelle promesse commerciale.
Et si vous ne savez pas quoi préparer, c'est le sujet de l'article suivant : la liste exacte de ce qu'on vous demandera, et la liste, plus courte qu'on ne le croit, de ce que vous n'avez pas à fournir.
Pour situer le budget en parallèle du calendrier, l'estimateur en ligne donne une fourchette en un clic, sans rien remplir.
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